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2. 2-Windows Live Messenger (8,7 millions)
3. 3-avast! Edition Familiale (7,69 millions)
4. 4-VLC Media Player (7,66 millions)
5. 5-LimeWire (7,2 millions)
6. 6-MSN Messenger (6,7 millions)
7. 7-Ares Galaxy (6,6 millions)
8. 8- WinRAR (5,6 millions)
9. 9-Messenger Plus! Live (4,4 millions)
10.
10-Shareaza (3,98 millions)
« Réfléchir à la suppression totale de la publicité sur les chaînes publiques » de télévision. « Je souhaite donc que le cahier des charges de la télévision publique soit revu, profondément, et que l'on réfléchisse à la suppression totale de la publicité sur les chaînes publiques qui pourraient être financées par une taxe sur les recettes publicitaires accrue des chaînes privées et par une taxe infinitésimale sur le chiffre d'affaires de nouveaux moyens de communication, comme l'accès à internet ou la téléphonie mobile ».
Quatre pour cent. Seulement 4 %. C'est le nombre de messages utiles reçus en moyenne par les 1 200 entreprises clientes de Secuserve au cours de 2007 ! « L'année dernière, 95 % des messages étaient du spam. Cette année, le flux de messages est constitué de 96 % de spams. Parallèlement, le nombre total de messages a explosé. Ainsi, en 2006, un utilisateur en entreprise échangeait 92 messages par jour, aujourd'hui, c'est 122 ! Cela pose un vrai problème, notamment en termes d'encombrement de la bande passante », estime Stéphane Bouché, directeur de Secuserve, fournisseur de services managés qui a analysé comme chaque année les flux de messagerie qu'il a traités pour sa clientèle.
Les volumes sont tels que certaines entreprises préfèrent désormais abandonner leur nom de domaine pour leur messagerie, plutôt que de chercher à lutter contre ces assauts. « C'est le cas de sociétés qui ont utilisé les mêmes noms de domaine pour leur site Web et pour leur messagerie. Du coup, elles deviennent une cible facile pour les spammeurs. Par exemple, l'un de nos clients, une PME de 400 personnes au nom connu, s'est retrouvée avec 10 millions d'e-mails par jour ! », témoigne Stéphane Bouché.
99 % de spams en 2008 ?
Pour le fournisseur de services, le taux de spams devrait continuer à évoluer, atteignant même les 99 % en 2008. Un chiffre qu'il avait déjà annoncé pour 2007. « Cette année, les opérateurs ont mis en place certains moyens, dont l'interdiction du relayage SMTP, ce qui a permis de faire baisser de 2 à 3 % le taux de spams, explique Stéphane Bouché. Mais si rien n'est fait au niveau mondial, la pollution va continuer. » Plusieurs raisons expliquent cette prolifération exponentielle.
Premièrement, le SMTP est un protocole peu sécurisé qui n'intègre pas de système d'authentification. « Pourtant, une authentification particulière de chaque émetteur enrayerait la prolifération », estime Philippe Rèbre, directeur du laboratoire de Secuserve. Une authentification qui est contenue dans le tant attendu protocole d'adressage IPv6? « Mais IPv6 est un serpent de mer ! », s'exclame Alexandre Wauquiez, directeur marketing entreprise de Neuf Cegetel.
Deuxièmement, l'industrialisation du spam et l'explosion du nombre de botnets, ces réseaux de milliers de PC zombies transformés en émetteurs de spams. « On trouve des kits de développement de botnets en vente sur Internet ! Du coup, certaines organisations développent leurs botnets pour des attaques très ciblées. Ça devient de l'éphémère ! », constate Dominique Savary, chef de produit service de messagerie de Neuf Cegetel. Et ces zombies ont changé leurs méthodes de fonctionnement. Chaque PC infecté envoie un nombre limité de spams, ce qui les rend d'autant plus difficiles à détecter.
Un arsenal juridique inefficace
D'autres raisons encore viennent favoriser la contamination. En particulier l'arsenal juridique et les sanctions qui ont peu d'effet. « Aujourd'hui, c'est l'utilisateur final qui est protégé. Pour être plus efficace, il faudrait que le prestataire technique - l'opérateur - puisse intenter une action juridique en son nom ou en celui de ses clients. Mais le préjudice pour le prestataire technique n'est pas reconnu », regrette Estelle De Marco, responsable affaires publiques de l'Association des fournisseurs d'accès et de services Internet (AFA).
Alors quelle solution reste-il ? En attendant IPv6, Neuf Cegetel, qui identifie des taux de spams à peu près identiques à ceux de Secuserve (entre 92 et 95 %), multiplie les couches de protections et les techniques antispams pour protéger ses clients de la déferlante. « Nous avons plusieurs méthodes, de l'analyse des serveurs émetteurs, à celle des caractéristiques des messages, en passant par celle des mots-clés », détaille Dominique Savary, de Neuf Cegetel. Une multiplication qui a un prix : « les coûts d'exploitation augmentent de 10 à 20 % pour pouvoir continuer à produire un service efficace », estime Alexandre Wauquiez.
On voit également des prestations de filtrage des flux, comme celles que proposent Secuserve, se multiplier. « Nous faisons office de centrale d'épuration. Nous filtrons les messages avant qu'ils ne parviennent dans l'entreprise. Mais cela à un coût : de 1 à 3 euros par mois et par boîte aux lettres », détaille le directeur de Secuserve.
Reste une dernière solution : éduquer les utilisateurs. Car, si le spam a tant de succès, c'est aussi parce que nombre
d'entre eux continuent d'acheter aux entreprises qui l'utilisent...